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Les enfants Petit et leur père à l'œuvre.

09 avril 2020 06:58

Confinement/Musique

Ils rappent pour leur maman infirmière à Esch

ESCH-SUR-ALZETTE - La famille d'une infirmière au CHEM, à Esch-sur-Alzette, soutient en musique les soignants et tous ceux qui travaillent dans l'ombre.

Le refrain d’«On est confinés» est enfantin, la mélodie reggae légère mais le message est fort. «Reste chez toi c’est la règle du jeu, si tu l’attrapes c’est fini pour toi». Pendant que leur maman Djamila, infirmière depuis 20 ans au Centre hospitalier Emile Mayrisch, à Esch-sur-Alzette, est en première ligne face au virus, les enfants Petit et leur père font de la musique pour soutenir les soignants et tous ceux qui travaillent dans l’ombre: caissières, éboueurs, croque-morts…

Et ils viennent d’offrir à «leur maman chérie» et bien d’autres une sacrée «bulle d’oxygène». Un rap «fait maison» à Marange-Silvange, près d’Amnéville, par Julien, musicien professionnel et ses fils Naël, 12 ans, Camil 10 ans et Samy, 7 ans. Posté sur leur chaîne YouTube (les frères Petit) le week-end dernier, le clip a déjà été vu des milliers de fois. Un tube du printemps pour faire «danser dans les cuisines».

Car depuis quatre semaines, le quotidien de Djamila Fadel-Petit, est loin d’être «tout rose». Son service d’orthopédie a été transformé en unité Covid. Responsable, elle part tôt, rentre tard et ne voit ses enfants et son mari qu’une heure par jour. Le plus dur c’est «l’angoisse de la mort et de transmettre la maladie à ses enfants à sa famille». «Ils sont toute la journée à la maison, je leur avais demandé d’imaginer quelque chose pour les gens qui travaillent», confie Djamila. Elle n’a pas été déçue.

«Nous avons tout fait en une semaine en secret», raconte Julien qui a composé la musique et proposé le thème des couplets. «Ensuite les enfants ont lancé quelques bêtises et on a trouvé des rimes». Dans cette famille baignée de musique, Naël était aussi à la batterie et Camil au trombone. «Elle a eu les larmes aux yeux en l’écoutant. Avant les hommes allaient à la guerre, là c’est moi qui garde les enfants et elle qui va au front», insiste Julien. Rassurée de voir ses enfants se rendre utile et dédramatiser une situation lourde, elle assure que du bon sortira de tout ça. «Il y a enfin de la solidarité. Certaines de mes collègues reçoivent de leurs voisins des repas, des soupes, du tiramisu en rentrant du travail».

(L'essentiel)

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