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Aurélia Meyer et son papa de 62 ans, touché fortement par le Covid, depuis mars 2020.

26 février 2021 09:00

À deux pas du Luxembourg

Un papa de 62 ans très combatif face au Covid

VOLMERANGE - Une infirmière du CHR de Thionville nous a confié l’histoire de son papa, fracassé par le Covid en mars 2020, mais désormais prêt à rentrer chez lui.

Aurélia habite à Volmerange-les-Mines, dans le département français de la Moselle, à un jet de pierre de Dudelange, et elle est infirmière au CHR de Thionville. Son mari est frontalier à Esch-Belval, et elle a voulu partager avec nous, l’histoire de son papa, hospitalisé à cause d’un Covid «grave», le 20 mars 2020. Après avoir frôlé la mort à plusieurs reprises, un an plus tard, les médecins envisagent enfin un retour dans sa maison «pour avril 2021», nous a confié, jeudi, sa fille de 37 ans.

«Il va bien, il reprend du poids et il a désormais envie de sucreries», se félicite Aurélia Meyer. «Il poursuit actuellement sa revalidation et il a pu revenir, pour la première fois chez lui, la semaine dernière, pour que l’on adapte les différentes pièces à sa rééducation». La route a été longue, «mais il voit enfin la porte de sortie».

Des messages bienveillants

Transféré en réanimation et intubé le 26 mars, il a été transféré à Bordeaux en TGV, trois jours plus tard depuis la gare de Nancy. Sorti du coma une première fois, le 18 avril, son état se dégrade à nouveau six jours plus tard, et il est à nouveau placé en «décubitus ventral» dans «un état très précaire». Combatif, il sortira de réanimation en mai avant d’être rapatrié en avion près de Nancy, un mois plus tard. Le calvaire recommence en octobre quand il rejoint à nouveau les soins intensifs. Mais il ne lâche rien. «Il travaille corps et âme et réapprend a marcher, doucement mais sûrement», nous indique sa fille.

«Toujours pas vacciné», en février 2021, car il n’est pas prioritaire à 62 ans, il n’a besoin d’aucune assistance respiratoire, mais il doit réapprendre à marcher, car il a perdu 80% de ses muscles lorsqu’il était allongé en réanimation. «Pour le moment, il profite du soleil derrière les vitres de sa chambre, car il n’a pas le droit de sortir», souligne encore Aurélia. «Il a souhaité que je partage son histoire et nous recevons depuis beaucoup de messages bienveillants et positifs. C’est devenu rare dans le contexte actuel et il aimerait, à l’avenir, pouvoir entrer en contact avec une association qui regroupe des personnes touchées par un Covid long». Pour leur partager sa hargne et sa ténacité.

(Frédéric Lambert / L’essentiel )

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