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Les incertitudes sont immenses.

01 mars 2021 13:03

Incertitudes au Luxembourg

Le Statec prévoit... qu'il est difficile de prévoir

LUXEMBOURG - L'institut de la statistique est aujourd'hui obligé de présenter plusieurs scénarios, tant les incertitudes persistent sur l'ampleur et le calendrier de la reprise.

Le Statec a livré, lundi, ses projections à moyen terme 2020-2024 et a commencé par une plutôt bonne nouvelle, en révisant la croissance 2020 à -1,3% contre entre -3,5 et -4,5% dans ces précédentes publications. L'institut a ensuite insisté sur la difficulté de se projeter tant les incertitudes étaient nombreuses. Il a donc dû se résoudre, comme souvent ces derniers mois, a avancé plusieurs scénarios (central, optimiste et pessimiste) selon l'évolution de la pandémie.

Dans son scénario central, le PIB luxembourgeois progresserait de 4% en 2021 et 2022 avant de ralentir à 2,5-3% à moyen terme. C'est le secteur financier qui profiterait du rebond à court terme, avant que les autres branches marchandes ne prennent le relais. Le marché du travail souffrirait encore en 2021 et les créations d'emploi ne reprendraient plus substantiellement qu'en 2022 (+2,8% pour l'emploi total, contre 1,7% en 2021). Mais selon le Statec, cela ne suffirait pas à absorber les nouvelles entrées sur le marché, le taux de chômage grimperait donc à 7% en 2023/2024.

Salaires plombés

De son côté, l'inflation devrait se situer à 1,7% en 2021, soutenue par la reprise des prix des produits pétroliers. Elle devrait ensuite se stabiliser autour de 2%, boostée notamment, en 2022, par une nouvelle tranche indiciaire. Les salaires, plombés par la crise sanitaire, ne devraient pas progresser à moyen terme.

Dans un scénario optimiste qui verrait la levée des restrictions dès le 2e trimestre 2021, le PIB rebondirait de 7,1% et l'emploi progresserait de 2,5%. Dans un scénario pessimiste, dans lequel les restrictions perdureraient toute l'année 2021, le PIB, au contraire, reculerait de 0,5%, l'emploi stagnerait et le chômage progresserait plus fortement. Pour finir sur une note plutôt positive, sachez que Oxford Economics, sur lequel se base le Statec, estime que le scénario optimiste a 30% de chances de se réaliser, contre 15% pour le scénario pessimiste.

(mc/L'essentiel)

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