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27 février 2021 12:59

Campagne virale

Le robot joue au paintball, son fabricant grimace

La mise en scène symbolique d’un automate armé dans une installation artistique n’a pas raté sa cible.

La start-up new-yorkaise MSCHF («mischief») s’est fait remarquer mercredi par un nouveau coup d’éclat. Elle a mis en scène un robot-chien, Spot, équipé d’un lanceur de paintball dans une pseudo-galerie d’art. Toutes les deux minutes, un internaute était aléatoirement convié à prendre les commandes du robot via un site web dédié et le téléchargement d’une application. MSCHF a dit vouloir sensibiliser sur les risques de dérives policières et militaires encourus avec «ce chien de guerre».

L’initiative n’a pas été du goût de Boston Dynamics, fabricant du robot Spot, qui avait déjà inspiré un épisode cauchemardesque de la série «Black Mirror». «Toute violation des conditions d’utilisation entraînera la fin de la garantie et des mises à jour», a-t-il averti sur son compte Twitter. Il a parlé de provocation et rappelé que Spot «ne pouvait pas être utilisé pour nuire ou intimider des personnes ou des animaux».

La start-up MSCHF n’en attendait certainement pas moins après avoir déboursé 74 500 dollars pour son robot-chien. C’est à peu près le montant des Birkenstock les plus chères qu’elle ait conçues. Ces créations sont faites à partir de sacs Birkin d’Hermès sans l’aval de la marque. MSCHF se fait régulièrement remarquer par des ventes de produits improbables, en série limitée mais au prix fort. Son patron, Gabriel Whaley, a indiqué à Business Insider «qu’aucun projet, ni idée n’était inaccessible».

(L'essentiel)

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