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15 janvier 2021 09:00

Automobile

Une e-208 qui est relativement sage

La marque au lion livre une copie très correcte pour son premier modèle 100 % électrique.

Pour son entrée sur le marché du 100 % électrique, Peugeot n'a pas voulu brusquer les adeptes de la marque. Déjà, sa e-208 reprend ainsi quasiment trait pour trait le design de sa grande sœur thermique, élue voiture de l'année 2020. Cela vaut aussi pour l'intérieur très distinctif, où l'on retrouve l'instrumentation en touches de «cockpit» qui apporte du look, mais qui n'est pas toujours ergonomique.

Autre écueil, à la recherche d'une position de conduite adéquate: le réglage du petit volant - aussi très réussi - et du siège conducteur, peut conduire à masquer complètement l'affichage 3D des données de conduite. Dommage, car celui-ci est de belle facture et permet, outre de suivre sa vitesse, de contrôler en direct le comportement des batteries.

Insonorisation aboutie et cockpit futuriste

La puissance qu'elles développent, de 109 à 260 ch et jusqu'à 260 Nm selon le mode de conduite, permet d'écraser le 0 à 100 km/h en moins de 10 secondes. Servie par un châssis au point, la marque de fabrique du constructeur français, et un centre de gravité rabaissé du fait du positionnement des batteries, la citadine colle au bitume. La direction, qui s'affermit avec la recherche de performance, et le train avant mordant offrent une garantie de confort en conduite soutenue. On notera de légers à-coups en reprise une fois les 100-110 km/ dépassés, qui viendront aussi quelque peu s'effacer avec le mode Sport. Mais ce dernier ne doit pas être activé à tout crin pour profiter, bien sûr, du maximum d'autonomie.

Si elle est annoncée à 340 km selon la norme WLTP, on peut légitimement tabler sur 250 km en moyenne, voire 300 en y allant doucement. Ce qui ne dénote pas par rapport à la concurrence. Même avec le mode «Break» enclenché, Peugeot n'a pas forcé le côté un peu brusque que l'on peut trouver avec le freinage régénératif. Se contenter de la seule pédale d'accélération est quasi impossible.

Et l'on peut même décélérer quasiment en roue libre, là aussi pour ne pas trop s'éloigner des sensations de conduite d'une thermique. Et entamer un passage en douceur vers l'électrique.

(L'essentiel/Mathieu Vacon)

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