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18 février 2021 07:56

À Montreal

La nouvelle tendance des patinoires de jardin

Ils sont de plus en plus nombreux au Québec, à avoir construit une patinoire extérieure dans leur cour ou leur jardin en raison du coronavirus.

«On est dans notre bulle familiale, on respecte les règles et on s’amuse en même temps», se félicite Félix Rhéaume, patins aux pieds, crosse à la main, prêt à taper la «rondelle» sur sa patinoire privée à Montréal.

Comme ce père de famille, ils sont de plus en plus nombreux au Québec à avoir construit une patinoire extérieure dans leur cour ou leur jardin en raison du coronavirus. Elle leur permet de patiner ou de jouer au hockey, le sport national au Canada, mais aussi d’éviter les contacts dans la province francophone durement touchée par la pandémie.

Le nombre de patinoires familiales a quasiment doublé depuis la pandémie: le Québec en compte actuellement près de 1560, contre 798 en février 2020, selon le recensement d’un Québécois, Stéphane Kirouac, passionné par le sujet.

7 000 membres

Ce professeur d’électronique de 56 ans administre depuis 2003 un site Internet baptisé «Construire une patinoire extérieure, c’est facile…» «Avec la pandémie, c’est exponentiel!» s’extasie M. Kirouac. «Le tiers de ces personnes ont zéro expérience» dans le domaine, précise-t-il.

La communauté de passionnés grossit elle aussi: son groupe Facebook, dans lequel sont partagés photos et conseils, comptait 800 membres en septembre, contre plus de 7 000 actuellement. Les amateurs peuvent fabriquer leur patinoire directement sur le gazon ou sur des bandes de toile encadrées de planches. Il suffit alors d’ajouter de l’eau pour créer une «mini-piscine», qui gèlera après plusieurs jours. «C’est la première année qu’on fait ça», souligne Félix Rhéaume, 35 ans. «C’est assez simple, ça se fait en une demi-journée», explique-t-il. Il estime le coût de sa patinoire de 6 mètres sur 4 à environ 250 dollars canadiens (160 euros).

«C’était vraiment le meilleur moment pour le faire», abonde Simon Bédard évoquant un «hiver différent des autres» en raison de la pandémie. Ce passionné de hockey de 28 ans a construit avec l’aide de ses voisins sa première patinoire en décembre. Elle est devenue un lieu de rencontres, surtout les week-ends. «En temps normal, je ne pense pas qu’on aurait pensé à ça», explique le jeune homme.

(L'essentiel/afp)

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