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09 février 2021 08:48

En Californie

Des gadgets d'espions mis aux enchères

Fausse dent au cyanure, paquets de cigarettes dissimulant un appareil photo et micros, ces gadgets, qui seront en vente, n'ont rien à envier aux films de James Bond.

Comme en témoigne la vente organisée par la maison américaine Julien's Auctions, les appareils photo miniatures faisaient fureur chez les espions du KGB durant la guerre froide. Ils vont se nicher dans tous les vêtements et objets imaginables: élégant sac à main de femme, boucles de ceinture, brosse à chaussures, cabane à oiseaux, chevalière et même cravate.

Autre grand classique de la panoplie d'agent secret, les micros, qui pouvaient se cacher dans des cendriers, des stylos ou des assiettes en porcelaine.

Pièces uniques

Spécialisée dans la «pop-culture», notamment les objets ayant appartenu à des célébrités ou liés au monde de la musique, du sport et du cinéma, Julien's Auctions fait avec ces enchères «un saut sur le marché de la vente historique et nous attendons toutes sortes de collectionneurs du monde entier», explique à l'AFP Kody Frederick, un des responsables de la vente.

«Beaucoup ont envie d'acquérir des pièces uniques, issues d'une période où le numérique n'existait pas», estime M. Frederick. «Les gens qui ont créé ces objets étaient vraiment des pionniers de la miniaturisation», relève-t-il, comparant le «téléphone mobile géant» présent dans la vente, «gros comme six briques» et destiné à rester dans une voiture, à nos smartphones actuels.

Le coup du parapluie

Une grande partie des objets qui seront mis aux enchères, le 13 février, à la fois sur place à Beverly Hills en Californie et via Internet, était aux mains de vrais agents secrets et sont parvenus aux États-Unis après la chute du bloc soviétique, au début des années 1990. Ils avaient été rassemblés par l'éphémère «musée du KGB» ouvert à New York, en janvier 2019, mais qui a depuis lors fermé ses portes en raison de la pandémie de Covid-19.

Parmi les pièces en vue, une réplique du parapluie à la pointe empoisonnée utilisé pour tuer l'auteur bulgare Georgi Markov, dissident assassiné à Londres en 1978. Ce fameux «parapluie bulgare» est estimé entre 3 000 et 5 000 dollars.

Fausse dent en cyanure

Tout aussi emblématique des films d'espionnage, la fausse dent contenant du cyanure a bel et bien existé. «La dent était conçue pour se briser lorsqu'on la mordait d'une certaine manière, de sorte que les agents capturés pouvaient mettre fin à leurs jours si nécessaire pour éviter d'être torturés et de livrer des informations compromettantes», explique Julien's Auction. Un exemplaire sera en vente à Beverly Hills pour un prix estimé entre 800 et 1 200 dollars.

Initialement annoncés, d'autres gadgets potentiellement mortels - un tube de rouge à lèvres et un stylo conçus pour tirer une balle - ne pourront pas être mis aux enchères, en raison de la législation californienne sur les armes à feu.

(L'essentiel/afp)

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