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Jean Asselborn s'est dit «extrêmement préoccupé par l’escalade brutale des combats» et une détérioration de la situation en dépit de l'accord de Stockholm signé en décembre 2018. (photo: AFP)

01 mars 2021 19:40

Au Luxembourg

1,85 million sur la table pour aider le Yémen

LUXEMBOURG/SANAA - Alors que la guerre et la famine ravagent le Yémen, le Grand-Duché va apporter 1,85 million d'euros en soutien à l'aide internationale.

Le Luxembourg a annoncé, lundi, qu'il allait contribuer à hauteur de 1,85 million d'euros pour venir en aide au Yémen frappé par «la pire crise humanitaire» de notre époque. Jean Asselborn, ministre des Affaires étrangères et européennes, a participé à une visioconférence organisée par la Suède, la Suisse et les Nations Unies, qui a permis de ficeler l'aide internationale et la contribution luxembourgeoise.

«Cet appui sera acheminé à travers le Programme alimentaire mondial (PAM), le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), le Fonds humanitaire commun de l’ONU pour le Yémen, ainsi que des organisations non gouvernementales», précise le gouvernement luxembourgeois dans un communiqué. Jean Asselborn s'est dit «extrêmement préoccupé par l’escalade brutale des combats» et une détérioration de la situation en dépit de l'accord de Stockholm signé en décembre 2018. «Seule une solution politique négociée, impliquant toutes les parties concernées, y compris la société civile, peut mettre fin au conflit au Yémen», a-t-il insisté.

«Très difficile à reconstruire»

En marge de la conférence des donateurs, Jean Asselborn a pu s’entretenir avec son homologue du Yémen, Ahmed Awad bin Moubarak. Les deux se sont félicités de l’engagement diplomatique renouvelé des Etats-Unis en faveur d’une résolution du conflit.

Ces derniers jours, l’ONU a mis en garde contre la famine. La moitié des petits de moins de cinq ans, au Yémen, vont souffrir de malnutrition en 2021, et beaucoup pourraient en mourir faute d’assistance humanitaire. La guerre dévastatrice risque de faire du Yémen un «État non viable» et «très difficile à reconstruire», a même glissé un haut responsable de l'ONU.

(nc/L'essentiel)

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