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Jean-Claude Juncker connaît toutes les arcanes de l'UE. (photo: AFP/John Thys)

05 janvier 2021 21:23

Jean-Claude Juncker

«Je ne me souviens pas d'un jour sans crise dans l'UE»

LUXEMBOURG - Pour l'ancien Premier ministre luxembourgeois et ex-président de la Commission européenne, la crise actuelle est un défi pour l'Union européenne.

«L'UE progresse de crise en crise», a confié Jean-Claude Juncker à Nicolas Mackel, CEO de «Luxembourg For Finance» dans le podcast «Shaping Finance». «Depuis que j'ai commencé à être actif au niveau européen, depuis fin 1982, l'UE a toujours été en crise. Je ne me souviens pas d'un jour sans véritable crise donc nous sommes habitués à cela». L'ex-président de la Commission européenne (2014-2019) salue les progrès des pays européens dans leur volonté de se mettre d'accord, notamment pour la mise en place du plan de relance de 750 milliards d'euros.

Selon lui, la réponse à la crise ne peut être qu'européenne. «Au début de la crise, l'action de l'UE a été trop faible, modeste, sans ambition car les actions étaient menées par les nations», regrette-t-il, «puis la Commission européenne a pris les choses en main», constate-t-il avec satisfaction, en faisant par exemple référence à la commande de vaccins conclue à l'échelle européenne, «c'est un pas en avant».

«Les britanniques ne se sont jamais sentis à l'aise dans l'UE»

En ce qui concerne le Brexit, entré officiellement en vigueur le 1er janvier, l'ex-Premier ministre luxembourgeois a invité les Européens à ne pas réagir avec «vengeance». «Les Britanniques ont pris leurs responsabilités, c'est une mauvaise décision, c'est une décision historique» mais Jean-Claude Juncker s'est dit «pas surpris».

«Les Britanniques n'ont adhéré à l'UE que pour des raisons économiques (...) Ils ne se sont jamais sentis à l'aise dans l'UE (...) et ils l'ont fait savoir, pas de temps en temps, mais en permanence», indique le Luxembourgeois. «Ils n'ont jamais joué un rôle constructif et ont toujours essayé de fuir une intégration plus poussée».

Il ne pense pas que la Grande-Bretagne frappera à nouveau à la porte de l'UE dans ces prochaines années. «Savaient-ils quelles responsabilités ils prenaient? Je ne pense pas parce que cela leur coûtera plus cher qu'à l'UE. Nous allons souffrir, il y aura des dégâts au niveau de l'UE mais pas autant qu'en Grande-Bretagne dans les 10 ou 15 années à venir».

(mc/L'essentiel)

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