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Le gouvernement surveille de très près la situation en Moselle. (photo: Julien Garroy)

17 février 2021 07:00

Variants

La situation de la Moselle «inquiète» le Luxembourg

LUXEMBOURG - Le ministère de la Santé observe de près la situation en Moselle. La coopération se renforce.

Le Luxembourg soumis aux choix de ses voisins? Malgré la situation en Moselle et la propagation des variants, le Grand-Duché, dépendant notamment de son personnel soignant frontalier, rappelait hier par ses ministères des Affaires étrangères et de la Grande Région qu’il n’avait «pas l’intention de durcir les contrôles à ses frontières».

Reste une crainte: que l’Allemagne, la France ou la Belgique s’y résolvent. Le ministre président de Sarre, Tobias Hans, a promis d’éviter aux frontaliers «de nouvelles difficultés». Les décisions seront prises «avec les pays voisins» et privilégieraient des tests réguliers aux barrages douaniers ou aux limitations à des «professions stratégiques».

«La situation en Moselle est observée de près par le Luxembourg», admettait hier le ministère de la Santé. «L'apparition des nouveaux variants constitue un défi, notamment pour le bon déroulement des campagnes vaccinales. Nous sommes inquiets et prenons cette menace très au sérieux. La surveillance via le séquençage est déterminante. Le Luxembourg collabore avec les laboratoires français de la Grande Région. Le contact technique est en cours».

«Pas lieu d'envisager de fermeture des frontières»

Car «le virus ne peut être arrêté par des frontières, martèle le ministère. Seules une vaccination systématique et le respect des règles d’hygiène peuvent aider». Des échanges réguliers ont lieu entre acteurs de la Grande-Région pour «partager la situation sanitaire, les stratégies mises en place et d’anticiper au mieux les mesures envisagées par chacun des pays en particulier en matière de circulation aux frontières».

L'Agence régionale de santé du Grand Est assure avoir «vivement apprécié l'offre du Luxembourg de venir en appui du Grand Est si besoin», en particulier pour le séquençage. «Il faut préserver nos bassins frontaliers, où la frontière n'a pas de sens. Dès lors qu'une transparence et des actions communes peuvent être anticipées et établies entre les autorités de chacun des pays concernés, il n'y a pas lieu d'envisager de fermeture des frontières. Ce n’est pas dans l’intérêt de nos citoyens».

(Nicolas Martin et Joseph Gaulier/L'essentiel)

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