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Le Large Scale Testing aurait permis d'identifier 26% des cas lors de la première vague. (photo: Tfeller)

28 février 2021 20:33

Au Luxembourg

43% de cas en plus sans le Large Scale Testing

LUXEMBOURG - Menée sur la première phase du dépistage massif, une étude démontre le rôle des asymptomatiques dans la propagation du virus et définit les secteurs à risque.

Lancé en mai dernier au Luxembourg, le Large Scale Testing (LST) a été précieux selon une étude menée lors de la première phase (27 mai 15 septembre) et publiée par «The Lancet». D'après les modélisations du groupe de chercheurs (Uni, LIH, Research Luxembourg), il y aurait eu 42,9% de cas de Covid en plus (environ 5 000 contaminations supplémentaires) sans ce dépistage massif auxquels ont pris part 49% des résidents et 22% des frontaliers. Le LST aurait permis d'identifier 26% des cas décelés sur la période.

L'étude confirme «que les porteurs asymptomatiques (quatre fois plus nombreux) infectent en moyenne presque le même nombre de personnes que les symptomatiques». Outre des différences régionales, les secteurs des services, de l’hôtellerie ou de la construction ont connu plus d'infections.

Une participation totale au dépistage (100%) aurait encore réduit les cas de 39,7%, soit d'environ 5 000. Des invitations ciblées et récurrentes permettent d'augmenter le taux de participation, ajoutent les auteurs de l'étude qui concluent également que «le dépistage de masse permet de supprimer la dynamique épidémique. Un seuil de 150 cas positifs pour 100 000 par semaine devrait déclencher le test de groupes entiers».

(L'essentiel/ Nicolas Martin)

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