LUXEMBOURG/FRANCE - De nombreux frontaliers ont envisagé de changer de pays, à cause de la hausse des impôts en France.
Il y a quelques semaines, de nombreux ménages frontaliers ayant des revenus mixtes - à la fois français et luxembourgeois - ont vu leurs impôts augmenter en France. Le gouvernement français a fait marche arrière, vendredi. Pour l’imposition des revenus 2020 et 2021, les ménages pourront demander l’application de l’ancienne convention fiscale relative à l’élimination de la double imposition.
Sophie, de Gandrange, travaille depuis dix ans en tant que femme de ménage. Elle pensait sérieusement à quitter le Luxembourg pour travailler en France, car «cela n'est plus rentable». Mais le revirement de situation pourrait «tout changer», explique-t-elle.
Pour l'OGBL, il n'y a rien de concret
Sarah est infirmière libérale du côté d'Herserange et pensait quitter son poste en France pour travailler au Luxembourg, où est déjà son mari, aide-soignant. Avec cette nouvelle, «j'ai freiné toutes mes recherches», confie-t-elle.
Stéphane, de Metz, cadre supérieur dans la finance dans une société mondiale, «réfléchit depuis un petit temps à travailler en France, notamment avec le télétravail». Il va avoir «plus de temps pour se décider», ajoute-t-il.
Les modalités «de recalcul de l’impôt sur les revenus 2020 pour les foyers concernés par ce changement de méthodes» seront précisées «dans les prochains jours», selon le gouvernement français. L'OGBL maintient l'appel à un rassemblement, demain, à 15h, devant la gare de Metz. «Pour l'instant, il n'y a rien de concret. Il faut maintenir la pression», indique Christian Simon-Lacroix.
(Marion Mellinger/L'essentiel)
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