Navigieren auf L'essentiel Online - Mobile

storybild

Claude Wiseler, ici avec Martine Hansen, veut refaire l'unité au sein du CSV. (photo: Editpress/Julien Garroy)

07 avril 2021 09:00

Politique au Luxembourg

Claude Wiseler veut présider et reconstruire le CSV

LUXEMBOURG – Le député s’apprête à déposer sa candidature pour le poste de président du parti chrétien-social, qui traverse une crise.

Claude Wiseler explique avoir «du pain sur la planche cette semaine», pour finir de préparer sa candidature au poste de président du CSV, remis en jeu lors du congrès du 24 avril. Avant la date limite du dépôt des dossiers, fixée à vendredi, le député «consulte beaucoup pour former une équipe, ce qui s’apparente à rassembler les pièces d’un puzzle», précise-t-il à L’essentiel.

Il faut «proposer différents profils, car un grand parti politique populaire doit brasser un large spectre, sachant que les personnes doivent avoir envie de travailler ensemble», détaille Claude Wiseler. L’un des enjeux sera de «retrouver le calme», après une période tendue, marquée par la démission du président Frank Engel, élu en janvier 2019, et désormais empêtré dans une affaire de soupçon d’emploi fictif. Le député entend unir le parti et la fraction, entre lesquels les relations ont été tendues ces dernières années, mais pas seulement.

Une candidature bien accueillie

«Le parti est composé de nombreux organes, notamment au niveau local», reprend Claude Wiseler, qui n’oublie pas que «la prochaine échéance sera les communales», juste avant les législatives de 2023. Pour celles-ci, «ce n’est pas mon intention de me porter tête de liste», ajoute le candidat malheureux de 2018. Il pense d’abord «au travail de réorganisation, mais surtout de reconstruction du CSV», rejeté dans l’opposition depuis 2013, alors qu’il avait l’habitude de diriger.

Au sein du premier parti d’opposition, sa candidature, la seule connue à ce jour, semble bien accueillie par les élus. «La situation n’est pas facile, donc il faut quelqu’un d’expérience», indique Martine Hansen, cheffe de fraction. Elle rappelle qu’il «connaît le parti depuis des années» et qu’il dispose «d’un profil rassembleur, car il sait écouter les gens et c’est quelqu’un qui travaille ses dossiers». «Il ne polarise pas, il est accepté par tous», renchérit Nico Pundel, bourgmestre de Strassen. Mais «il aura une sacrée tâche devant lui s’il est élu!», conclut-il.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

Recommander

Commentaires

en chargement...

Résultats