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Depuis Luxembourg, il faudra toujours se montrer très patient pour rejoindre Bruxelles en train. Au moins jusqu'en 2030... (photo: L'essentiel/Frédéric Lambert)

03 mars 2021 12:13

Travaux ferroviaires

Il faut 400 millions pour Bruxelles-Luxembourg

BRUXELLES/LUXEMBOURG - Terminer les travaux entamés en 2008 sur la ligne 162 demande 400 millions d'euros. Pour aller plus vite qu'en 1970, il faudra au moins attendre 2030.

Les personnes qui prennent le train entre Luxembourg et Bruxelles doivent tout doucement commencer à l'avoir mauvaise... Alors qu'à la fin des années 1970, il était possible de rejoindre les deux capitales en 2 heures et 15 minutes, on est très loin du compte 50 ans plus tard. Sans le moindre changement de train, le site des Chemins de fer luxembourgeois (CFL) nous confirme qu'en mars 2021, il faut 3 heures et 17 minutes pour parcourir en train le trajet entre les gares de Luxembourg-Ville et de Bruxelles-Midi.

Et cela ne risque pas de s'améliorer de sitôt... En janvier 2021, on apprenait déjà que les travaux sur la ligne 162 avaient pris du retard... alors qu'en octobre 2017, la SNCB promettait pourtant aux navetteurs de gagner 20 minutes, dès 2020, entre Bruxelles et Luxembourg. Une promesse non tenue, car en 2017, il fallait déjà 3 heures et 18 minutes pour faire le même trajet en train. Pour rappel, en voiture, les 227 km peuvent être accomplis en 2 heures et 28 minutes... De quoi vous dégoûter définitivement de prendre le train.

Depuis ce mercredi 3 mars 2021, on a apprend également dans les journaux du groupe Sud Presse qu'il manque, tenez-vous bien, 400 millions d'euros pour terminer les travaux, entamés en 2008, du côté belge. «Il manque des centaines de millions d’euros de financement pour la modernisation de l’Axe 3», a confirmé le ministre fédéral de la Mobilité, Georges Gilkinet. Et d'ajouter dans la foulée qu'il n'est pas en mesure de garantir la fin des travaux pour 2027. Une indication complétée fin janvier 2021,déjà, par François Bausch, ministre luxembourgeois de la Mobilité, qui s'attendait à un étirement des travaux jusqu'en 2030. Seule issue improbable à ce véritable serpent de mer: une aide massive de la Commission européenne dans le cadre du plan de relance «Next Generation».

(fl/L'essentiel )

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