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Frank Vandenbroucke, le ministre belge de la Santé.

25 février 2021 13:00

Masques du luxembourg

La Belgique retire les masques Avrox du marché

LUXEMBOURG/BRUXELLES - Les citoyens sont appelés à ne plus utiliser les masques en provenance du Luxembourg. Le producteur Avrox réagit.

La Belgique appelle ses citoyens à cesser de porter les masques de protection fabriqués par la société luxembourgeoise Avrox, rapportent plusieurs médias belges. Le Conseil supérieur de la santé avait recommandé que ces masques soient retirés du marché «en raison de la suspicion de toxicité des nanoparticules en argent et en dioxyde de titane». Le ministre belge de la Santé Frank Vandenbroucke a suivi le conseil: les masques avrox ne doivent plus être utilisés, ni distribués par les pharmacies.

En juin 2020, l'État belge avait acheté un total de 15 millions de masques au fabricants installé à Luxembourg-Ville, pour un coût d'environ 32 millions d'euros. Après une livraison en retard, les autorités avaient constaté que la marchandise en provenance du Grand-Duché ne répondait pas aux normes internationales en matière d'hygiène.

«Aucune preuve»

L'Institut belge de santé publique a publié un rapport montrant que les masques peuvent être nocifs pour la santé de ceux qui les portent. Les nanoparticules peuvent être inhalés et entraîner une pneumonie sévère. La Belgique se retrouve avec sur les bras un stock de 3 millions de masques restant.

Longtemps très discret sur cette affaire, Avrox a fini par se fendre d'un communiqué ce jeudi à la mi-journée. Si l'entreprise «prend acte» de la décision du gouvernement belge, elle «attend avec impatience les études supplémentaires» demandées aux organismes de santé publique. «Avrox souhaite réaffirmer avec force que les masques livrés respectent scrupuleusement toutes les réglementations et que les autorités avaient d'ailleurs donné leur aval pour la distribution en juin».

Avrox souligne aussi que les autorités «parlent au conditionnel» et qu'il n'y a aucune preuve publique de la présence des nanoparticules incriminées, les études préliminaires étant à prendre avec précaution. Et de se demander pourquoi ses masques sont «les seuls concernés par cette étude» parmi tous ceux qui sont sur le marché aujourd'hui.

(sw/jw/L'essentiel)

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