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Claude Wiseler et Martine Hansen ont exposé leur vision de la gestion de la crise. (photo: L'essentiel/JG)

01 mars 2021 13:17

Crise au Luxembourg

Le CSV réclame des tests, une stratégie et un débat

LUXEMBOURG – Le premier parti d’opposition a critiqué le gouvernement sur sa politique de lutte contre le virus. Il demande un grand débat à la Chambre.

Un an après l’arrivée du Covid-19 au Luxembourg, la fraction CSV à la Chambre des députés a présenté sa vision de la crise. «Il y a des décisions à prendre pour revenir à une forme de normalité», a lancé Martine Hansen, cheffe de fraction du parti chrétien-social. «Le virus continuera de circuler ces prochains mois, mais nous avons besoin de perspectives, notamment pour nos commerces», a-t-elle poursuivi, lors d'une conférence de presse à la Chambre.

La députée a insisté sur «les deux principaux outils de lutte contre le virus: les vaccins et les tests rapides», avant de regretter que le pays immunisait trop peu. Elle en appelle à la mobilisation des médecins généralistes. Sur les tests, elle prône «deux tests rapides par semaine et par habitant», mettant en avant un coût de 250 000 euros par mois, contre «deux millions par semaine pour le Large Scale Testing» actuellement en place.

«Manque de base légale»

Avant tout, Martine Hansen reproche à l'exécutif de «gérer la crise au jour le jour, mais sans proposer de stratégie claire pour en sortir». Elle ne voit pas la manière dont se prépare l'après-crise. Depuis plusieurs semaines, elle regrette que l’opposition soit trop peu impliquée dans la prise de décision depuis le début de la crise. La fraction demandera l’organisation d’un grand débat dans les prochaines semaines à la Chambre, entre le gouvernement et tous les partis représentés. L'idée est avant tout de discuter «de la société d'après-Covid» et de la manière de tirer les enseignement de cette période.

De son côté, Claude Wiseler, membre de la commission Santé, a critiqué un «manque de base légale» pour certaines décisions. Sans en contester l’utilité, il estime qu’elles «sont parfois prises en dehors des règles de l’état de droit». Il cite les quarantaines dans les écoles, lorsque «le directeur de la santé peut imposer une fermeture», où encore la fermeture de commerces et de crèches, «alors que la liberté d’entreprendre est garantie par la constitution». Le député estime que durant cette année, l’exécutif aurait dû faire passer des lois pour fixer un cadre plus clair pour ces restrictions. «Même en temps de crise, il faut que l’état de droit reste en vigueur», insiste Claude Wiseler.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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