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Patrick Arendt (au centre) a beaucoup reproché sa méthode au gouvernement. (photo: L'essentiel/JG)

14 septembre 2021 12:24

Rentrée au Luxembourg

«Le dialogue social avec le ministre n'existe plus»

LUXEMBOURG – Le syndicat de l’enseignement a reproché ce mardi, au gouvernement, de ne pas consulter les partenaires sociaux avant d’engager des réformes.

À la veille de la rentrée, le syndicat SEW/OGBL a donné le ton. Par la voix de son président, Patrick Arendt, il reproche au gouvernement de «faire toutes ses réformes sans consultation». «Depuis que Claude Meisch est aux affaires, le dialogue social entre les partenaires n’existe plus, il ne connaît pas cette méthode», lance le syndicaliste, à propos de son ministre de tutelle. Il en appelle donc à «relancer le dialogue» avec les syndicats, les enseignants et les parents d’élèves.

Jules Barthel, vice-président du SEW/OGBL, en charge du secondaire, reproche aussi ce «fait accompli permanent», même s’il reconnaît que «la gestion de la crise sanitaire est meilleure que dans d’autres pays, grâce aux mesures, mais aussi et surtout grâce à tous les acteurs de la communauté scolaire». Sur le fond, il constate un problème de recrutement pour de nombreux postes, notamment pour les matières pratiques et l'informatique. «Certains lycées n’ont personne pour gérer l’informatique, car ils n’arrivent pas à recruter».

«La réalisation est souvent différente de l'idée»

Il déplore un «manque d’attractivité», qui peut être lié «à des conditions plus avantageuses dans le secteur privé». Patrick Arendt veut aussi améliorer l’attractivité de l’enseignement: «Nous manquons de personnel et il y a de moins en moins de candidats, c’est mauvais signe». Selon lui, «le prestige de la profession a diminué. L’enseignant a l’impression d’être devenu un simple exécutant et nous constatons beaucoup de résignation dans cette profession».

Prise de cours lundi par les dernières annonces de Claude Meisch, la Féduse/Enseignement-CGFP dénonçait aussi une absence de dialogue mardi. «Si c'est simplement pour augmenter l'âge de la scolarité à 18 ans et laisser ces jeunes à l'école, on ne voit pas la plus-value. Si le projet est de créer des structures supplémentaires, c'est différent. Mais le ministre n'est pas entré dans les détails. Or, nous avons maintes fois fait l'expérience que la réalisation est souvent bien différente de l'idée», note Raoul Scholtes, président de la Féduse.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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