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Le Luxembourg est vu comme un mauvais élève en terme d'utilisation des ressources naturelles. (photo: Editpress/Alain Rischard)

15 février 2021 14:36

Jour du dépassement

Le Luxembourg a épuisé ses ressources de 2021

LUXEMBOURG – Le jour du dépassement est déjà atteint pour le Luxembourg, d’après les calculs d’une ONG. Le pays n’est cependant pas si mauvais qu’il n'y paraît.

Dès ce lundi, le Luxembourg a épuisé son quota d’émissions de carbone pour l’année 2021, d’après le classement de l’ONG Global Footprint Network, qui mesure la consommation d’énergie par rapport aux ressources disponibles. Le Grand-Duché serait le deuxième plus mauvais élève du monde, derrière le Qatar, qui vit à crédit, depuis le 9 février.

«La situation est particulière au Luxembourg, car l’empreinte écologique est calculée sur le nombre de résidents, alors qu’elle est également produite par de nombreux frontaliers», explique Romain Poulles, directeur du Conseil supérieur pour un développement durable. Il évoque également «la présence d’industries très consommatrices en énergie». Or, selon lui, «ce qui est exporté devrait être déduit, ce qui n’est pas toujours le cas, notamment pour les services». «Même avec toutes ces explications, le Luxembourg reste un trop gros consommateur d’énergie, mais il se retrouve à des niveaux comparables aux pays voisins», dit-il.

Pour un autre modèle

Il reste difficile de déterminer avec certitude l’impact de la pandémie de Covid-19 sur le dépassement, note Global Footprint Network, qui met en avant le caractère «imprévisible» des données. L’an dernier, le jour global du dépassement était tombé le 21 août, trois semaines après l’année précédente. Le calcul pour 2021 n’a pas encore été établi.

«Une baisse de 7% des émissions de CO2 a été constatée, mais avec un coût économique énorme, donc pas durable», reprend Romain Poulles. Il évoque la nécessité de «briser le schéma actuel de mesure du développement économique», en arrêtant notamment de prendre le PIB comme «principal indicateur». D’après lui, «il n’y aura pas de retour complet à la situation d’avant, une fois que la crise sera passée».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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