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11 février 2021 11:00

Exposition dans la capitale

Le Luxembourg, décor de cinéma depuis 40 ans

LUXEMBOURG - Durant deux mois, à partir du vendredi 12 février, le Cercle Cité propose une superbe exposition sur les scènes de cinéma tournées au Grand-Duché. Immersion immédiate.

Depuis 40 ans, les amateurs de film du monde entier ne s’en doutent pas forcément, mais le Luxembourg a très régulièrement servi de décor au cinéma. Au travers de l’exposition « Ready. Set. Design.», du 12 février au 11 avril 2021, le Cercle Cité vous propose «un hommage aux scénographies dans les productions réalisées entre 1980 et 2020», au Grand-Duché.

Du château de Vianden au Mullerthal dans «George and the Dragon» (2004) aux rues de Remich transformées en Jérusalem dans «The Point Men» (2001), les quatre coins du pays apparaissent dans de très nombreuses productions depuis plusieurs années. Et la capitale n’est pas en reste non plus avec les néons vifs de la rue du Fort Neipperg dans «Disparue en hiver» (2014) ou encore l’avenue de la Liberté transformée en rue parisienne dans «Le Loup-garou de Paris» (1997).

Illusion totale à Venise-sur-Alzette

De très nombreux autres exemples sont à découvrir au centre de Luxembourg, juste en face de la place d’Armes, de manière autonome, de 11h à 19h, tous les jours ou grâce à un guide les samedis à partir de 15h. Le tout gratuitement et forcément en respectant les règles sanitaires.

Une des ambitions de cette exposition est le côté pédagogique. «On veut montrer ce qu'il y a derrière les coulisses et comment fonctionne un film», souligne Paul Lesch, un des trois commissaires de l’exposition. «On veut aussi rendre hommage à tous ceux qui travaillent sur un film où il n’y a pas que le réalisateur. Et grâce aux grandes photos que nous avons ici, nous allons également permettre à nos visiteurs de s’évader». On vous recommande particulièrement une immersion sur le monumental décor de Venise, construit sur une friche à Esch de 2001 à 2007. L’illusion est totale.

Paul Lesch, directeur du Centre National de l’Audiovisuel (CNA), un des trois commissaires de l'exposition

«Une partie de l’exposition insiste sur ce côté illusion», concède Paul Lesch. «Dans des coproductions internationales, certaines scènes sont censées se dérouler à New York, à Tel-Aviv ou au Chili et elles sont en fait tournées dans des décors luxembourgeois. Grâce au cinéma, on peut créer des illusions et on a retrouvé au Grand-Duché quelques décors qu’ils ont changés».

Yves Steichen, historien de formation employé au département film et TV du CNA à Dudelange, un des trois commissaires de l'exposition

«Comment le Luxembourg peut-il être utilisé dans des productions internationales?», s’est demandé Yves Steichen. «L’histoire ne se déroule pas au Luxembourg, mais les scènes ont été tournées ici. Nous sommes un petit pays, mais on peut l’utiliser de nombreuses manières pour des coproductions».

Chiara Lentz, également employée au CNA et une des trois commissaires de cette exposition

«Dans les années 2020, il est difficile d’imaginer la construction d’un tel décor de film représentant Venise au Luxembourg», concède Chiara Lentz. «Aujourd’hui, le digital a pris le dessus. On tourne sur un fond vert et on ajoute des choses par la suite. Si on veut construire la même chose avec autant de détails, les producteurs aurait tendance à aller dans d’autres pays où c’est probablement moins cher qu’ici».

(Frédéric Lambert/L'essentiel )

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