LUXEMBOURG - Les agences de voyages, Luxair et même l'aéroport s'inquiètent de l'impact des contrôles. Les enfants doivent ainsi toujours passer par la case test.
Un schéma vaccinal complet, un certificat Covid européen OK: certains parents pensaient s'être assurés des vacances plus confortables. Sauf qu'il doivent encore passer par la case test... pour leurs enfants. Et si le Luxembourg permet un dépistage gratuit, c'est parfois moins simple au retour, malgré les efforts des agences. Alors que le gouvernement planche sur les mesures de l'après-15 juillet, Luxair et l'association luxembourgeoise des agences de voyages (ULAV) ont mis la pression.
Dans un communiqué publié vendredi, ils ont appelé à lever l’obligation de tester tous les enfants rentrant au Luxembourg uniquement par voie aérienne, dès 6 ans. Une «démarche pénible, complexe qui représente clairement un frein pour voyager (...) en termes d'organisation et de coût supplémentaires». Objectif minimal: porter cet âge limite de 6 à 14 ans.
Hausse de 500%
«Le secteur est perturbé depuis longtemps et doit faire avec les règles qui changent tout le temps. Cela renforce aussi la valeur du conseil des agences, note Michael Gloor, directeur général de Travel Group Luxembourg. Mais le problème, c'est l'imprévisibilité». Et si les choses «vont dans le bon sens, il reste des soucis d'harmonisation». Chaque pays reste libre d'imposer des restrictions et de fixer des règles spécifiques. Comme l'Allemagne l'a fait récemment à l'égard du Portugal.
LuxAirport, se borne pour sa part à citer une lettre de l'Airports Council International (ACI) et de trois autres associations, adressée aux chefs d’État et de gouvernement. Selon la lettre diffusée fin juin, «la fragmentation du certificat numérique Covid de l'UE, va compromettre le bon déroulement des voyages d’été» avec «au moins dix approches différentes parmi les 27 États membres». Les signataires réclament des portails nationaux pour vérifier numériquement les certificats des passagers, depuis leur domicile («hors aéroport»). Ils s'inquiètent des files d'attente générées par «la duplication des contrôles et le manque d’outils fournis aux compagnies». Selon l'Association du transport aérien international, le temps moyen d’enregistrement a augmenté de 500% pour atteindre douze minutes par passager.
(Nicolas Martin/L'essentiel)
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