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La place des trottinettes électriques est désormais mieux définie dans le Code de la route au Luxembourg.

02 mars 2021 10:24

Mobilité au Luxembourg

«On se déplacera peut-être un jour avec des drones»

LUXEMBOURG - Le Code de la route a évolué et évoluera encore sur la place des nouveaux engins, «tant les évolutions techniques vont très très vite».

La trottinette électrique est désormais bannie des trottoirs. C’est officiel et c’est dans le Code de la route, depuis le 1er janvier 2021, a tenu à rappeler le ministère de la Mobilité et des Transports. Une distinction plus nette est désormais établie entre un «engin de déplacement personnel» (skateboards, trottinettes et patins à roulettes), et un «micro-véhicule électrique» (Monoroues, gyropodes, trottinettes électriques). Les premiers sont admis sur les trottoirs, les autres doivent circuler sur la route ou les endroits prévus à cet effet.

«Les problèmes ont augmenté ces derniers temps, car de nouveaux moyens de transport se sont établis dans la rue et dans l'espace public», a remarqué le ministre François Bausch. «Cette fameuse micro-mobilité concerne en particulier les engins électriques motorisés, comme les monoroues ou les trottinettes électriques et ce n'était pas très clair de savoir où ils pouvaient circuler».

Comme les vélos

Pour Paul Hammelmann, président de la Sécurité routière, par contre, «c'est toujours compliqué (de s’y retrouver), mais on avance dans ce dossier puisque les évolutions techniques vont très très vite et il était temps de réglementer tout ça. Les gens sont fervents de ces nouveaux moyens de micro-mobilité et il y a fort à croire qu'à l'avenir, il y aura encore d'autres objets. Peut-être des drones grâce auxquels on pourra se déplacer, alors il faudra voir...».

Certains font déjà des essais

D'ici là, «si vous ne disposez pas de moteur électrique, comme sur un skateboard ou une trottinette sans moteur, vous pouvez rouler sur le trottoir», précise encore une fois François Bausch, «mais à condition de ne pas dépasser une vitesse supérieure à 6 km/h. Et dès que vous avez un moteur capable de vous propulser à une vitesse comprise entre 6 et 25 km/h, par exemple, vous devez circuler sur les voies réservées aux vélos ou dans la rue, sous les mêmes conditions. Vous devez avoir un feu rouge, une sonnette, un feu blanc devant et vous êtes alors dans le même cas de figure que les vélos».

Et pour les trottinettes encore plus rapides?

Grand utilisateur de son vélo à Luxembourg-Ville, où il n'est pas rare de le croiser sur sa bicyclette, François Bausch a essayé la trottinette, sans pour autant l'adopter. «C'est un nouveau mode de transport qui est intéressant», reconnaît-il toutefois, «parce que ça va nous aider à compléter les différents modes de mobilité douce qui existent déjà dans notre société. Il fallait une réglementation adéquate, car à la fin, cela va toujours au détriment du plus faible. Et là, le plus faible, c'est le piéton et il faut absolument respecter les trottoirs qui sont réservés aux piétons».

«Au niveau de l'Union européenne, il existe actuellement un débat sur la réglementation de la micro-mobilité. Et là, on va encore plus loin, car d'autres problèmes surgissent actuellement. On se préoccupe des trottinettes qui vont jusqu'à 25 km/h, mais certaines vont déjà à une vitesse supérieure et ces utilisateurs-là doivent se conformer aux mêmes exigences que les motocyclistes. Avoir une immatriculation, passer au contrôle technique... Et que faire alors avec les trottinettes qui circulent à plus de 50 km/h? Car c'est quand même assez dangereux. Il faudra aussi discuter des limites par rapport à ces véhicules».

Paul Hammelmann, président de la Sécurité routière

François Bausch, ministre de la Mobilité

(Frédéric Lambert/L'essentiel)

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