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Paulette Lenert, ministre de la Santé et Romain Schneider, ministre de la Sécurité sociale, ont fait le point, ce mardi, sur les tables rondes du «Gesondheetsdësch».

23 février 2021 15:07

Révolution au Luxembourg

Un système de santé optimisé d'ici fin 2021

LUXEMBOURG - Ministères de la Santé et de la Sécurité sociale parlent d'une même voix pour projeter le Grand-Duché dans un nouveau système de santé. Plus rapide et plus efficace.

On l'aurait presque oublié, mais il n'y a pas que le Covid qui préoccupe les ministères liées à la Santé au Luxembourg. Des groupes de travail ont été mis en place, ces derniers mois, pour assurer un meilleur développement du système de santé actuel avec l'ensemble des acteurs de terrain. Et le Covid apporte sa petite pierre à l'édifice. «Le Covid a mis en évidence certaines problématiques qui sont devenues plus visibles, confirme Paulette Lenert, ministre de la Santé», «cela a permis d'accélérer l'urgence ressentie par rapport à la problématique, mais sur le plan opérationnel, cela ralentit le travail de nos tables rondes. On avait envisagé beaucoup d'ateliers pour stimuler la créativité, mais en raison des mesures sanitaires, on a malheureusement dû annuler pas mal de réunions. On a donc mis la priorité sur les dossiers qui peuvent avancer à distance».

«D'un côté, la crise sanitaire actuelle a permis de souder les partenaires», admet Romain Schneider, ministre de la Sécurité sociale. «Entre les ministères, les institutions, les administrations et les acteurs de terrain, les contacts ont été très étroits ces derniers mois et le courant passe bien. D'un autre côté, il nous manque le contact dans certaines tables rondes. On ne peut plus aussi facilement mettre deux ou trois personnes rapidement autour d'une table pour discuter d'une idée. On a donc hâte de pouvoir rétablir un contact "présentiel" pour mieux travailler dans les autres trois groupes de travail». Et non des moindres: la santé par la prévention, la médecine du futur et le financement du système de santé, d'ici le 21 avril.

«Au moins mettre les projets sur la bonne voie»

Mais que peut-on donc bien attendre des groupes de travail établis dans le cadre de ce «Gesondheetsdësch»? «Le Luxembourg change et on est entrain de se projeter vers l'avenir», prévient Paulette Lenert. «Les métiers de la santé changent également et l'idée, c'est vraiment d'améliorer la collaboration entre tous les acteurs pour développer un parcours optimisé du patient où il sera au centre des préoccupations. L'offre de soins sera aussi optimisée et cela nous obligera à revoir certains services. Pour identifier les bonnes pratiques, nous analysons également ce qu'il se passe à l'étranger. Idéalement, nous serons en mesure de sortir notre nouvelle vision de la santé au Grand-Duché pour la fin de l'année 2021».

Et Romain Schneider de rassurer: «L'ambiance de travail est bonne et nous avançons», a-t-il confirmé à notre micro. «Nous avons identifié treize projets concrets dont l'adaptation des formations, la communication avec le patient ou encore la création d'un registre digital. Comment valoriser les professions de santé? Comment assurer un meilleur contact entre les assurés à la sécurité sociale et le prestataire de soins?» Et des dates concrètes (2021, 2022, 2023) sont également avancées. «Beaucoup de choses sont prévues dans le programme gouvernemental», rappelle Romain Schneider. «Si on n'arrive pas au bout de tous les projets, on doit, au moins, les mettre sur la bonne voie».

Le paiement direct confirmé pour 2023

Et à ce sujet, ne dites plus «tiers-payant», mais bel et bien «paiement direct». «Il est presque là», confirme Romain Schneider, «nous sommes dans la phase de conclusion. Le patient devra seulement payer sa prise en charge qui n'est pas retenue par la Caisse nationale de soins (CNS) et le médecin recevra son honoraire de manière complète. Les deux garanties sont là. La première étape pour y arriver, c'est la digitalisation. Une nouvelle application de la CNS sortira d'ailleurs prochainement pour faciliter les échanges. En 2023, le paiement direct sera là. On dispose donc de deux ans pour mettre en place les règles qui sont compliquées».

Celles et ceux qui ne sont pas équipés d'un smartphone ou d'un autre moyen technologique pourront toujours envoyer leurs factures à la CNS. «Via un QR code, nous centraliserons le tout et ces personnes seront ensuite remboursées», rassure Romain Schneider. «Les deux moyens existeront toujours, mais il est clair que nous empruntons le chemin de la digitalisation. Ce qui nous permettra de gagner du temps au niveau des remboursements. Il faut néanmoins rassurer les personnes âgées et les générations qui ne sont pas habituées aux nouvelles technologies».

Paulette Lenert, ministre de la Santé

Romain Schneider, ministre de la Sécurité sociale

(Frédéric Lambert/L'essentiel)

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