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Le maire a découvert sur Facebook les images de deux messes célébrées en latin, les samedi 3 et dimanche 4 avril, dans une église sans gestes barrières. (photo: Pixabay/Illustration)

07 avril 2021 15:00

À Reims

Enquête ouverte après deux messes sans masques

REIMS - Le parquet de Reims a ouvert mercredi, une enquête pénale pour «non-respect des gestes barrières en période de pandémie», après deux messes de Pâques.

Le parquet de Reims a ouvert mercredi, une enquête pénale pour «non-respect des gestes barrières en période de pandémie», après deux messes traditionalistes de Pâques organisées par l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre et regroupant près de 200 fidèles dans l'église Sainte Jeanne d'Arc de Reims.

Le procureur Matthieu Bourrette a expliqué à l'AFP s'appuyer sur les «directives générales de politique pénale adressées par le garde des Sceaux, le 3 avril dernier», pour ouvrir cette enquête, «notamment pour non-respect du port du masque».

Masques et gel diffusés

L'enquête a été confiée au commissariat de Reims. La décision du parquet fait suite à la publication d'un article du journal l'Union relayant la colère d'un maire ardennais. L'élu avait découvert sur Facebook les images de deux messes célébrées en latin, les samedi 3 et dimanche 4 avril, dans une église de Reims, sans masques, sans gestes barrières ni distanciation sociale.

«Ce n'est pas vrai», a contesté le chanoine rémois de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP), sollicité par l'AFP. Si Jean Maïdanatz admet «enlever son masque lorsqu'il parle», il affirme cependant que «la majorité des fidèles, 90 le samedi et une centaine le dimanche, ont respecté les gestes barrières et les distances». «Des masques et du gel hydroalcoolique sont diffusés. Mais je n'ai pas les moyens d'astreindre les fidèles aux masques», a-t-il souligné.

Sollicité par l'AFP, l'archevêque de Reims, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, n'a pas souhaité réagir à l'ouverture de cette enquête pénale. «Il laisse la justice faire son travail», a expliqué Sixtine Rousselot, chargée de communication à l'archevêché.

(L'essentiel/afp)

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