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François Grosdidier a taclé le Premier ministre Jean Castex. (photo: AFP/Jean-christophe Verhaegen)

25 février 2021 21:24

Covid à Metz

Grosdidier ne croit pas au confinement le week-end

Le maire de Metz, François Grosdidier, qui s'est prononcé en faveur d'un reconfinement local et «fort» en Moselle, a jugé jeudi «très méprisants» les propos de Jean Castex.

«Je trouve le propos du Premier ministre très méprisant vis-à-vis des élus», a déclaré François Grosdidier (LR) à l'AFP, réagissant à la conférence de presse du chef du gouvernement tenue un peu plus tôt.

Avant d'annoncer une «surveillance renforcée» de 20 départements dont la Moselle, où sévit le variant sud-africain, Jean Castex avait évoqué ceux qui appellent «à un confinement dur et immédiat» en prétendant que «quatre semaines et puis on est débarrassés» du virus. «Malheureusement, notamment en raison de la propagation des variants, c’est loin d’être aussi simple», avait-il balayé.

«C’est vraiment travestir et caricaturer les propos», a estimé M. Grosdidier. «On est un certain nombre à demander des reconfinements locaux et forts pour appuyer sur le frein parce que toutes les mesures qui ont été prises de couvre-feu, même de couvre-feu avancé n'ont jamais inversé la tendance», a souligné le maire de Metz.

«La tendance a été inversée lors du premier confinement»

La seule fois où «la tendance a été inversée dans le pays, c'est lors du premier confinement», a-t-il fait valoir. «Maintenant, on nous déclare simplement que nous sommes dans les 20 départements placés en surveillance. Comme si nous ne l'étions pas précédemment», a-t-il ironisé.

«À Nice, ils ont inventé le confinement de deux jours puisque ce n'est que le week-end. Et ça ne sert à rien et ça ne tiendra pas», a-t-il encore affirmé. Ainsi, selon M. Grosdidier, «ça va encore durer des mois et nos concitoyens ne le supporteront pas sans avoir d'effets sanitaires rapides».

De son côté, le maire PS de Nancy, Mathieu Klein a réclamé pour l'ensemble des 20 départements placés sous surveillance renforcée, parmi lesquels figure également la Meurthe-et-Moselle, des «moyens supplémentaires de vaccination» pour que la campagne soit «plus massive et plus rapide» pour «toute la population». «Si j'étais aujourd'hui dans un territoire avec un taux d'incidence de 300, 400, 500, oui bien sûr que je serais agacé depuis de nombreux jours de l'absence de décision», a ajouté M. Klein, auprès de l'AFP.

(L'essentiel/afp)

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