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07 avril 2021 07:07

Drame aux Philippines

Il meurt après avoir été forcé à faire 300 squats

Pour avoir enfreint le couvre-feu, le 1er avril, près de Manille, un jeune homme de 28 ans a été durement puni. Il n’a pas survécu. Une enquête est en cours.

Un jeune homme de 28 ans est décédé le 3 avril, dans son logement de General Trias, une ville de la banlieue de Manille, aux Philippines. Il aurait été victime d’une punition de la police locale. Deux jours auparavant, Darren Manaog Penaredondo avait été surpris alors qu’il achetait une bouteille d’eau dans une épicerie, après l’heure du couvre-feu. Selon sa compagne, le jeune homme et d’autres personnes ayant enfreint les règles sanitaires ont alors été forcés à effectuer 100 squats, avec obligation de répéter l’exercice s’ils ne le faisaient pas à l’unisson.

En rentrant chez lui le lendemain matin, Darren avait effectué 300 squats et arrivait à peine à marcher, comme le montre une vidéo filmée par son amie. «Je lui ai demandé s’il s’était fait frapper. Il a juste souri mais manifestement, il souffrait», confie Reichelyn Balce, au média philippin Rappler. Ses jambes lui faisaient tellement mal que le jeune homme a passé sa journée à ramper au sol pour se déplacer. Le lendemain, en essayant de se rendre aux toilettes, Darren a été victime d’une série d’attaques et a dû être réanimé par un voisin.

«Nous voulons savoir ce qui s’est vraiment passé»

Le Philippin a repris connaissance mais a succombé vers 22h, sans avoir pu atteindre l’hôpital. Rodolfo Cruz Jr, chef de la garde locale, confirme que Darren Manaog Penaredondo a été arrêté le 1er avril pour avoir enfreint le couvre-feu. Il précise toutefois que le jeune homme a ensuite été livré à la police municipale. De son côté, le lieutenant-colonel Marlo Solero dément le recours aux squats en guise de châtiment et affirme que ses hommes ont pour consigne de rappeler à l’ordre les contrevenants.

Lundi, le maire Antonio Ferrer a diffusé sur Facebook un communiqué annonçant l’ouverture d’une enquête complète. «Nous voulons savoir ce qui s’est vraiment passé, pour le bien de la famille», a-t-il écrit.

(L'essentiel/joc)

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