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La répression continue en Birmanie. (photo: AFP)

03 mars 2021 09:44

Birmanie

Sept manifestants tués par les forces de sécurité

La Birmanie fait face à une escalade des tensions de plus en plus violente. Et pour cause, au moins manifestants pro-démocratie ont été tués mercredi, par les forces de l’ordre.

Au moins sept manifestants pro-démocratie ont été tués et plusieurs blessés mercredi en Birmanie par les forces de sécurité qui continuent à tirer à balles réelles, un échec pour la communauté internationale dans l'incapacité d'interrompre la spirale de violence meurtrière. Trois hommes et une femme ont été abattus lors d'un rassemblement contre le coup d'État dans la ville de Monywa (centre), ont indiqué à l'AFP des sources médicales.

À 130 kilomètres de là, à Mandalay, deux protestataires sont décédés après avoir été touchés par des tirs à la tête et à la poitrine, d'après un médecin sous couvert d'anonymat par peur des représailles. À Myingyan (centre), un homme de 20 ans a été tué et 17 personnes blessées, d'après des secouristes.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient le jeune manifestant couvert de sang transporté loin des barricades par ses amis. Sur d'autres, on entendait une série de détonations, tandis que des contestataires scandaient: «notre révolte doit réussir». «Les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes, des munitions en caoutchouc et des balles réelles», selon un secouriste.

«Continuez à manifester pacifiquement»

Coupures d'internet, renforcement de l'arsenal répressif, vagues d'interpellations, recours à la force létale: la junte n'a cessé d'intensifier sa répression depuis le coup d'État qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi, le 1er février. La journée de dimanche a été particulièrement meurtrière avec au moins 18 morts dans les rangs des manifestants, d'après les Nations Unies.

Malgré cela, des protestataires continuent à descendre dans les rues pour demander le départ des généraux putschistes et la libération des centaines de détenus emprisonnés ces dernières semaines. Près de la pagode Sule, dans le centre de Rangoun, la capitale économique, un sit-in a été organisé, les manifestants déposant à terre les couvercles de poubelles qui leur servent de boucliers de fortune. «Ne faites rien contre la police et l'armée. S'ils viennent nous chasser violemment, continuez à manifester pacifiquement», a crié un jeune homme dans un mégaphone. «Nous restons unis», ont répondu en retour les contestataires.

(L'essentiel/AFP)

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