La création de la Super Ligue, lancée par douze clubs dissidents, est «une proposition honteuse» de quelques clubs «guidés par l'avidité», a réagi lundi le président de l'UEFA.
Le patron de l'instance européenne du football, organisatrice de la prestigieuse Ligue des champions, a fustigé le projet annoncé quelques heures plus tôt par douze grands clubs européens, le comparant à «un crachat au visage de tous les amoureux du football», en opposition aux «compétitions ouvertes» qu'il entend prôner.
Le comité exécutif de l'UEFA a adopté la réforme de sa compétition phare à partir de 2024, impliquant le passage de 32 à 36 clubs avec un mini-championnat en guise de phase de groupes. «Nous sommes tous unis face à ce projet de non-sens», a-t-il encore repris au sujet de la Super Ligue, dont l'annonce a bouleversé le monde du football européen dans la nuit de dimanche à lundi.
«Préserver l'importance des compétitions domestiques»
Ce projet, emmené par le président du Real Madrid Florentino Perez, implique la participation permanente de 15 clubs fondateurs à une compétition quasiment fermée. Parmi ces 15 équipes, 12 sont connues (6 anglaises, 3 espagnoles, 3 italiennes).
Le président slovène de l'UEFA a aussi réaffirmé que les joueurs évoluant dans les clubs fondateurs de cette ligue privée «seront bannis» des compétitions internationales telles que la Coupe du monde ou l'Euro et «ne pourront pas représenter leurs équipes nationales». À l'opposé, il a vanté les mérites de la réforme de l'UEFA, qui «préserve l'importance des compétitions domestiques» selon lui.
(L'essentiel/AFP)
Share