LUXEMBOURG - Le F91 Dudelange a indiqué, «après mûre réflexion», ne pas vouloir se joindre au projet controversé des grands clubs européens. Une annonce qui a fait sourire...
C'est un tweet partagé en fin de matinée qui a suscité l'hilarité pour certains, la curiosité, tout au moins, pour d'autres. Quelques heures après l'annonce de douze grands clubs (AC Milan, Arsenal, Atlético Madrid, Chelsea FC, FC Barcelone, Inter Milan, Juventus, Liverpool, Manchester City, Manchester United, Real Madrid et Tottenham) de mettre en place une ligue européenne fermée, le F91 Dudelange a annoncé via communiqué sa décision «de ne pas participer à la Super League, après mûre réflexion».
Une communication qui interpelle alors que le projet vise justement à ne réunir que les plus grands clubs du continent, des mastodontes financiers des grandes nations de football structurés pour remporter les compétitions les plus prestigieuses. Sans lui faire injure, le F91 ne fait pas partie, de près ou de loin, de cette catégorie.
La création de ce concurrent de la Ligue des champions constitue justement une volonté de ces clubs de faire bande à part pour ne plus avoir à rencontrer des équipes moins dimensionnées. À mi chemin entre le statut professionnel et le statut amateur, les clubs qui finissent aux premières places du classement de la BGL Ligue ont l'opportunité via le système de l'UEFA de participer aux tours préliminaires de la Ligue des champions et de l'Europa League. Dudelange a même réussi à se qualifier à deux reprises à la phase finale de la Ligue Europa.
«Personne n'a besoin d'une telle Super League»
L'annonce de la création de cette «Super League» a créé une véritable tempête dans le monde du football européen. Vent debout contre cette dissidence, l'UEFA a dénoncé «un crachat au visage de tous les amoureux du football» et menacé de «bannir» des sélections nationales les joueurs évoluant dans les clubs fondateurs de cette ligue privée.
Les réactions, pour la plupart négatives, ont été nombreuses aussi bien dans la milieu du football que dans le monde politique. Au Luxembourg notamment, le président de la fraction socialiste à la Chambre de députés, Georges Engel, a dénoncé «la pauvreté du monde du football» mettant en avant la cupidité de ces grands clubs. «Personne n'a besoin d'une telle Super League!», a-t-il conclu.
(Thomas Holzer/L'essentiel)
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