Nommée dans la commission sécurité de l'UCI, Christine Majerus va porter les revendications du peloton féminin.
«L'essentiel»: Comment avez-vous été nommée à la commission sécurité?
Christine Majerus: Jusqu'à présent, il n'y avait pas de femme dans cette commission donc l'Union cycliste internationale (UCI) a ouvert ce poste. Comme je parlais déjà des problèmes de sécurité avec les autres coureuses, on m'a approchée naturellement.
En quoi consistera votre rôle?
Je ne vais pas parler en mon nom, mais au nom de la majorité des coureuses. Je ne pense pas que ça va changer le monde, mais au moins, on n'aura plus l'impression qu'on décide sans nous. On ne veut plus apprendre les nouvelles infos dans la presse.
Quelles seront vos priorités?
Il faudra parler de la sécurité le long des circuits. Parfois, cela manque de protections. La gestion des voitures est aussi un problème. En revanche, la question des positions en descente me laisse indifférente, même si je comprends l'idée de donner l'exemple.
Les problématiques sont-elles différentes sur les circuits masculin et féminin?
On a un peu les problèmes qu'avaient les hommes il y a quelques années. L'organisation de nos courses est moins professionnelle et repose plus sur les volontaires. Les moyens manquent et tout le monde fait au mieux, mais ce n'est pas une excuse. J'ai l'impression que l'UCI met sa priorité sur les courses World Tour, celles qui sont télévisées et où on peut voir les erreurs. Mais on risque autant nos vies sur les petites courses.
(Recueilli par Tom Vergez)
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